
Beaucoup m’avaient demandé après la publication de mes deux livres sur la déconstruction et la reconstruction de soi une sorte d’épilogue mais surtout… comment y parvenir… C’est chose faite avec ce projet plutôt costaud qui risque d’en chambouler plus d’un… Ce livre conséquent s’attarde principalement sur comment parvenir à se départir de parents toxiques et bien sûr, puisque je suis bien placé pour en parler… comment j’ai fait… Dans ce livre, je vais vous donner des pistes mais surtout vous faire vous poser les bonnes questions et avoir les réflexions qui peuvent amener à se libérer d’un tel fardeau… Tout en vous rappelant qu’il n’y a que vous au bout du compte qui pouvez vous sortir de cette emprise… Je vous propose un extrait qui relève une chose fondamentale et que l’on peut appliquer à tellement de situations différentes, que vous allez trouver vous-même quelques exemples…
Parler, un acte de survie
On me fait souvent remarquer avec quelle facilité, voire quelle désinvolture, je parle de mon passé. Comme si c’était une histoire parmi d’autres, un simple récit que l’on peut raconter sans émotion. Mais derrière les mots, il y a une réalité brutale. Ce que j’ai vu avec mes yeux d’enfant, ce que j’ai vécu dans la solitude du non-dit, ce sont des choses qu’aucun enfant ne devrait jamais affronter.
Alors oui, j’en parle. Non pas parce que c’est facile ni parce que j’aime me replonger dans ces souvenirs, mais parce que je refuse que le silence continue d’étouffer ce qui doit être dit. Parce que se taire, c’est se trahir. Parce que se taire, c’est prolonger l’emprise de ce qui nous a détruits. Parce que se taire, c’est offrir aux coupables le luxe de l’oubli.
Le poids du silence : une prison invisible
Longtemps, j’ai cru que le silence était la seule option. On nous apprend dès l’enfance que certaines choses ne se disent pas, que dénoncer, c’est trahir, que révéler, c’est salir, que parler, c’est prendre un risque.
Alors, on se tait.
Par peur de ne pas être cru, par peur de passer pour le méchant de l’histoire, par peur d’être celui qui trouble la paix familiale, celui qui brise l’équilibre, celui qui dérange. Et pourtant, que vaut une paix bâtie sur l’injustice ?
Que vaut une harmonie fabriquée sur le dos des victimes ?
Nous apprenons à intérioriser nos douleurs, nous acceptons d’être les porteurs de secrets qui ne sont pas les nôtres, nous portons la honte de ceux qui devraient être jugés et nous endossons le silence comme une seconde peau.
L’illusion du temps qui efface
On croit naïvement que le temps guérit tout, que les blessures s’atténueront, que les souvenirs s’effaceront, que les cicatrices cesseront de nous brûler. Mais c’est faux. Le temps ne guérit pas, il conserve. Il enferme les douleurs dans un cercueil invisible, mais elles ne disparaissent jamais vraiment. Elles resurgissent dans nos cauchemars, elles s’infiltrent dans nos relations, dans nos peurs, dans nos choix, elles nous hantent à travers des souvenirs fugaces, des émotions incomprises, des éclats de tristesse inexplicables. Tant que l’on ne parle pas, tant que l’on ne met pas des mots sur ce qui a été vécu, on reste prisonnier de son passé. On devient l’otage de ses propres silences.
Parler : une délivrance, un acte de révolte
Alors, j’ai choisi de parler. Non pas par plaisir de remuer le passé, mais parce que prendre la parole, c’est s’affranchir. C’est refuser d’être le gardien d’un héritage empoisonné. C’est briser les chaînes du secret qui nous étouffait. C’est reprendre le pouvoir sur notre propre histoire.
Tant que l’on garde le silence, on perpétue malgré nous la douleur. On prolonge l’existence de ce qui aurait dû disparaître. On protège ceux qui devraient être exposés. Mais lorsque les mots brisent enfin le carcan, on reprend possession de soi. On existe pleinement, sans fragments manquants, sans parts d’ombre que l’on cache pour ménager les autres. Et c’est seulement dans cette intégrité retrouvée que l’on peut prétendre à l’amour, à la liberté, à la reconstruction.
Le silence protège les coupables, jamais les victimes
J’ai compris, en entrant dans la vie adulte, l’importance de dire. L’importance de ne plus étouffer sous ces secrets bien gardés, sous ces complicités silencieuses qui servent les coupables et enferment les victimes. Le mutisme n’arrange que ceux qui veulent oublier, ceux qui préfèrent préserver l’illusion d’un monde propre plutôt que d’affronter la réalité.
Alors, à celles et ceux qui ont souffert, à ceux qui souffrent encore, je le dis haut et fort : ne vous taisez pas.
Parler, c’est déranger. Parler, c’est réveiller ce que tant veulent enterrer. Mais parler, c’est aussi exister. C’est se donner le droit d’être enfin soi-même, sans masque, sans compromis, sans honte.
Briser la bulle du mensonge
On nous a enfermés dans une bulle de silence, façonnée par une éducation où l’on apprend à se taire plutôt qu’à dénoncer. Mais si nous parlons, si nous crions ensemble, si nous osons nommer les responsables, alors quelque chose changera. Peut-être que le monde sera un peu moins aveugle. Peut-être qu’il sera un peu moins sourd.
Alors oui, prendre la parole peut isoler. Mais dans ce silence rompu, il y a une victoire essentielle : on se gagne soi-même. On retrouve cette part de nous que l’on croyait à jamais brisée. On ouvre la voie à d’autres, à ceux qui attendent encore la force de faire entendre leur voix.
Le vrai danger, ce n’est pas de parler. C’est de se taire.
Le vrai danger, ce n’est pas d’oser dire ce que l’on a vécu. Le vrai danger, c’est de porter ces fardeaux en silence, jusqu’à s’effondrer sous leur poids. Combien de vies brisées par des non-dits ? Combien d’âmes meurtries par la peur de déranger ? Combien d’enfants devenus adultes en portant un secret qui ne leur appartenait pas ? Nous ne devons pas être ces adultes-là. Nous devons être ceux qui parlent, ceux qui brisent le cycle, ceux qui refusent de perpétuer la loi du silence. Nous devons être ceux qui refusent d’être définis par ce qu’ils ont subi.
Ne plus jamais se taire
Alors, à vous qui lisez ces lignes, vous qui avez peut-être grandi dans le bruit assourdissant du silence, sachez-le.
Vous avez le droit de parler. Vous avez le droit d’être cru. Vous avez le droit de ne plus porter seul ce fardeau.
Oui, prendre la parole est un risque. Mais le vrai danger, c’est de rester muet. Parlez. Car en parlant, vous ne changez pas seulement votre histoire. Vous changez le monde autour de vous.Il faut dire que j’ai tout perdu. Pas seulement un commerce ou de l’argent. Ce serait presque anecdotique face à ce qui a été arraché en même temps : la dignité, la santé. Ce jour-là, lorsque je suis arrivé aux urgences, il ne me restait que trois heures à vivre. Trois heures. Quand vous en arrivez là, tout change. Vous comprenez que la vie ne tient à rien, qu’un battement d’aile peut suffire à tout faire basculer.
Rendez-vous bientôt pour ce récit poignant et libérateur, en espérant qu’il vous aidera à avancer….

Je vous souhaite une excellente journée….
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