
Bonjour à toutes et tous, l’heure approche pour mon Boris de vous conter son expérience pour le moins incroyable, puisqu’il va subir de plein fouet les effets des restrictions de cette période étrange que nous semblons avoir oublié, y compris les effets néfastes et les ravages que cela a pu causé chez certaines personnes…
Boris, au jour J de sa première sortie se voie stopper dans son élan, lorsque son maître Mathias doit lui interdire cette première sortie suite à cette terrible nouvelle secouant le monde entier…
Vous allez très vite réaliser que même s’il n’est qu’un chat, être confiné n’est pas aussi ennuyeux qu’il pourrait sembler, la vie menant son maître et son petit copain Ben, lui donnant de nombreuses distractions, ainsi que le voisinage et ses réactions, pour le moins discutables… Sans parler de ses amis félins venant lui raconter la vie dehors, la vie tout court, grâce notamment à Johnny, un chat très intelligent, philosophe à ses heures et plein de bon sens…

Laissez-vous séduire par cette histoire qui je l’espère, vous fera passer un aussi agréable moment que j’ai passé à l’écrire…

Résumé :
Cela devait être mon grand jour… Celui de ma première sortie, et voilà qu’un intrus inattendu allait bouleverser cet événement majeur… Le Covid frappa de plein fouet la planète, et avec lui, toutes les incohérences et les bouleversements que cela allait engendrer… Surtout pour moi…
Inutile de vous dire combien ma déception fut grande ce jour-là… Devoir me coltiner Mathias et les conflits récurrents qu’il avait avec Ben, son petit copain, même si ça pouvait être divertissant, pouvait s’avérer lourd par moment… Il faut dire que ces deux lurons ne semblaient pas vivre la même expérience, l’un risquant de tout perdre, tandis que l’autre n’avait jamais été si productif et heureux dans son travail de concepteur de jeux vidéo.
Mais heureusement, j’avais mes amis. Tous les chats du quartier venant me raconter le monde derrière la vitre de notre balcon étaient extraordinaires. Cela m’était salutaire… Ils allaient m’aider à mieux comprendre les humains et notre espèce, pour affronter le monde le jour où je pourrais enfin sortir de ma tour dorée…
Extrait :
La tuile
Maty me regarda droit dans les yeux ce matin-là, raide comme un piquet. Ce n’était pas pour rigoler, je vous assure. Avec ses un mètre quatre-vingt-huit, il me dominait de toute sa hauteur, et ne me demandez pas combien de pattes cela fait en unité chat.
Très sérieux, il ravala sa salive avant de parler :
— Boris, à partir d’aujourd’hui, c’est le confinement ! Une grosse tuile est en train de nous tomber dessus, j’en ai bien peur, et ça risque de chambouler tout le monde, y compris ton petit confort, monsieur le pacha.
Je le regardai avec de grands yeux, les oreilles légèrement baissées, sans bien comprendre ce que voulait dire ce mot étrange, « confinement ».
Pour ma part, j’étais déjà assigné à résidence depuis belle lurette, depuis le début de notre rencontre et même avant. On m’avait toujours dit que c’était pour m’habituer à mon maître et à cet endroit qu’il appelait « chez lui ». Vous parlez d’un luxe…
Ce devait être un jour extraordinaire pour moi : ma première sortie dans le grand monde ! Le grand air, enfin, après tout ce temps à voir mes copains tournoyer autour de notre immeuble et me narguer depuis l’autre côté de la vitre.
Au début, je croyais qu’ils étaient coincés dehors, les pauvres. Puis, à force de me casser le museau contre cette matière invisible, j’avais fini par comprendre que c’était moi, le prisonnier.
Ah, ces bosses sur le crâne… Ça m’avait pris des mois pour m’y faire, pour accepter que ce mur invisible me coupait de ma liberté et me tordait les moustaches à chaque fois que je m’écrasais contre.
Mathias, ou « Maty » pour les intimes, m’avait promis depuis six mois que je pourrais sortir un jour.
— Boris, tu verras comme c’est cool dehors. Tu vas adorer, mais de grâce, ne me ramène pas de souris dedans, et encore moins d’oiseaux ! m’avait-il dit un jour où je fixais l’horizon sur le rebord de la fenêtre.
Mais là, je craignais fort que mon baptême du grand air soit reporté. La panique que j’avais vue dans ses yeux ne trompait pas.
Cela se confirma lorsqu’il revint avec trois énormes sacs de croquettes. Là, je compris que je devrais partager mon espace avec ce Gulu, bien plus longtemps que prévu.
Pourtant, il s’était donné du mal pour préparer ce jour. Un véritable chantier : un assemblage de poutres et d’échelles rien que pour moi, serpentant le mur de l’immeuble jusqu’au cinquième, pour que je puisse faire mes premiers pas dans la nature et rentrer à l’appartement librement.
Ça lui avait même valu quelques engueulades avec les voisins, surtout celui du dessus, qui ne semblait pas trop l’apprécier.
Mais voilà, alors que ce fichu virus ne touchait que les humains, pourquoi diable repousser mon grand jour ? me dis-je, en le fixant de mes grands yeux verts.
Moi, j’étais prêt. « Faites gaffe, les minets ! je vais atterrir dans vos pattes avec toute l’assurance d’un chat raisonnable et raisonné, mais ne croyez pas pour autant que je vous ferais des cadeaux. À la guerre comme à la guerre ! » avais-je songé, certain que j’allais enfin voir l’extérieur.
J’avais bien tenté de miauler à la mort pour rappeler à mon maître que je n’étais pas un humain, que ce fichu JT ne parlait que des humains. Mais rien n’y fit, il ne voulait rien savoir.
Je craignais qu’il ne fasse une fixette sur notre relation. Il me semblait qu’il transférait toutes ses angoisses sur moi. Depuis que son colocataire avait quitté cet appartement minuscule, il n’était plus le même. Et maintenant, qu’il allait rester enfermé avec moi toute la journée, ça risquait de s’aggraver. Ça m’angoissait un peu je dois bien l’avouer…
Voilà donc le programme dont j’héritai. Je me coltinai Maty toute la journée, pour ce premier jour de confinement.
Super ! Et mes affaires étaient loin de s’arranger. Jusque-là, j’étais peinard, tranquille, sans trop de bruit. Mais dès ce jour sombre du début de la fin du monde tel que vous l’aviez connu, l’appartement me sembla secoué par un tremblement de terre ou un ouragan, même si je n’avais jamais vu ni l’un ni l’autre.
L’aspirateur était sorti de sa cage à deux reprises chaque jour, preuve d’une certaine psychose, je vous le dis. J’avais horreur de cette machine à roues, qui tentait si maladroitement d’imiter notre ronronnement.
Un jour, j’essayai même de l’attraper par le collet pour lui faire sa fête, mais je me cassai les dents dessus ! Juste sa trompe, que je pus salement endommagée. Ah, là, il faisait moins le malin, cet Aspiraton de malheur.
Même si je fus sévèrement réprimandé, j’avais gagné cette bataille, et ce n’était pas rien dans la vie d’un chat interné… pardon, assigné à résidence. Enfin, maintenant il paraît qu’on disait « confiné ».
Ça allait être compliqué, cette histoire… Moi qui m’étais préparé à bondir dans les fourrés, à grimper aux arbres, à attraper ces satanés piafs en plein vol et à régler leur compte aux souris des alentours… Eh bien, il allait falloir que je prenne mon mal en patience. Et la patience n’est pas vraiment notre fort, à nous, les chats. Quoi que cela dépend pour quoi…

Et toujours autant de succès pour ce roman que je vous invite à découvrir…
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