
Les auteurs autopubliés sont nombreux à souffrir sans le savoir du syndrome de l’imposteur. Une « maladie » qui frappe de plein fouet tous ces auteurs doutant énormément d’eux et de leur talent à raconter des histoires. De leur légitimité au sein de la sphère littéraire. S’estimant souvent bien moins légitimes que les auteurs publiés en maison d’édition et pour causes… Beaucoup auront été refusés dans la plupart des maisons et auront baissé les bras, se tournant logiquement vers l’AE, une solution pour réaliser un rêve d’enfant ou un rêve tout court, qui peut tourner au conte de fées pour les plus chanceux/euses. Ce que nous vous souhaitons à toutes et tous.
Il y a chez tous ces écrivaillons un complexe d’infériorité par rapport aux auteurs publiés en ME qu’ils n’arrivent guère à calmer et pouvant pourrir leur vie d’auteur. Du reste, il est très rare qu’un AE se qualifie d’écrivain ce qui explique déjà cela.
Bien sûr, rien de plus frustrant que de recevoir une lettre type en guise de réponse à un manuscrit envoyé. On attend mieux que ça. Au moins un petit avis, n’importe quoi plutôt que ce genre de réponse, mais n’est pas Musso qui veut…
Avant d’aller plus loin en ce qui concerne les auteurs AE, voyons ce qu’est ce syndrome de l’imposteur et s’il s’avère vraiment « légitime »… Nous vous proposons ici un extrait du travail de Didier Berger qui va bientôt publier 3 tomes consacrés au PNPM (pervers narcissiques parents manipulateurs) et qui traite dans le tome 2 de ce syndrome. C’est très parlant et ça pourra peut-être vous aider.
« Les personnes atteintes du syndrome de l’imposteur, appelé aussi syndrome de l’autodidacte, expriment une forme de doute maladif qui consiste essentiellement à nier la propriété de tout accomplissement personnel. Ces personnes rejettent donc plus ou moins systématiquement le mérite lié à leur travail et attribuent le succès de leurs entreprises à des éléments qui leur sont extérieurs (la chance, un travail acharné, leurs relations, des circonstances particulières).
Les imposteurs sont des besogneux pour la plupart, peu réjouis d’eux-mêmes et sans cesse en recherche de la satisfaction voire de la perfection.
Moi-même ai découvert ce syndrome depuis peu lors d’une émission radio ou une spécialiste en parlait. Lorsqu’elle a donné́ les caractéristiques de ce syndrome, je me suis dit : « Mais c’est toi, ça ! ». J’ai réalisé́ que je répondais à tous les critères, même si je n’en donne pas l’impression et ai l’air plutôt sûr de moi, il y a toujours ces satanés doutes tarabustant mon intérieur et me disant que je ne mérite pas telle ou telle bataille gagnée ou tel ou tel « succès ». J’avais apparemment pu ignorer ces doutes jusque-là. Ne pas les montrer à qui que ce soit sauf peut-être à ma moitié qui n’est pas dupe.
Mais là où ce syndrome se distingue le mieux et où le bât blesse le plus dans mon cas précis, c’est en ce qui concerne l’écriture, car depuis toujours, j’avais et j’ai encore un peu d’ailleurs, cet étrange sentiment de ne pas être légitime dans ce domaine. Malgré les parutions, les nombreuses rencontres, les concours gagnés et les articles destinés à mes divers travaux. Peut-être est-ce dû en partie à mon parcours atypique, le manque de culture et d’études que j’ai dû combler par la suite, le milieu ouvrier dans lequel j’évoluais et cette certitude de devoir suivre tel chemin et d’entrer dans tel schéma professionnel plutôt qu’un autre. J’ai préféré cacher ce don si c’en est un, plutôt que de me le faire piétiner par un pervers qui s’en serait donné à cœur joie à n’en pas douter s’il avait découvert mes textes ».
Le terme est inventé par les psychologues cliniques Pauline Rose Clance et Suzanne A. Imes en 1978.
Il s’agirait en l’occurrence d’un fantasme masochiste sapant les mécanismes narcissiques et polluant l’existence du sujet affecté. 60 à 70 % des personnes douteraient, à un moment ou à un autre de leur carrière, de la réalité ou de la légitimité de leurs succès. Ces pensées négatives sont généralement dépassées par une certaine clairvoyance, mais elles peuvent finir par devenir invalidantes. Ce syndrome est notamment sensible parmi les types d’enfants et d’adultes perçus comme à haut potentiel, ou plus couramment nommés surdoués.
Pour d’autres, le complexe de l’imposteur est lié à la peur de réussir et empêche les personnes qui en sont victimes de développer pleinement leur potentiel. Inconsciemment convaincues que leur réputation est usurpée, ces dernières fuient toute possibilité qui leur permettrait d’aller encore plus loin. Ces personnes vivent dans le doute et pensent qu’un jour elles seront démasquées et que quelqu’un fera la preuve de leur incapacité8.
C’est cette crainte d’être démasqué qui pousse l’imposteur à mettre en œuvre des stratégies pour masquer l’escroquerie dont il se sent coupable. La stratégie overdoing consiste, par rapport à une tâche à accomplir, à investir une très grande énergie. Ceci permet à la personne d’attribuer à cette grande quantité de travail le succès de l’entreprise et non à ses compétences réelles. La stratégie underdoing prépare la personne à l’échec, pour lequel elle a une explication toute faite et d’attribuer à la chance ou à un contexte particulier les raisons de la réussite éventuelle. Dans les deux cas, ces stratégies viennent renforcer le syndrome.
Alors qu’en est-il pour les auteurs AE ? Pourquoi pensent-ils donc pour la plupart d’entre eux/elles qu’ils ne sont pas légitimes ? Eh bien tout simplement parce que la reconnaissance d’un autopublié n’est absolument la même que pour un auteur publié en ME.
Quel dommage que tous ces bûcheurs des mots doutent tant, moi le premier, alors qu’ils bossent sans doute bien plus que bien des auteurs à succès. Qu’ils se forment, écoutent leurs lecteurices et échangent avec eux comme aucun auteur célèbre ne le fera jamais.
La qualité me direz-vous ou plutôt : diront les bienpensants et intellectuels du grand cirque littéraire. Et bien, s’il est vrai que l’on trouve tout et n’importe quoi niveau qualité, ce serait abuser que dire que tous les livres AE sont de moindre qualité. AU contraire, et relisez le début de ce post, certains romans n’ont absolument rien à envier aux grands. Ne serait-ce que pour l’originalité ou la qualité de l’histoire tout comme le style et l’orthographe d’ailleurs. D’ailleurs, les grandes maisons qui criaient au scandale et crachaient sur ce genre d’auteurs il y a à peine dix ans ont changé leur fusil d’épaule et vont à la pêche au talent. Nous voyons aussi de grands noms partir en AE pour des raisons évidentes… Mais ceci est un autre sujet.
Ce que nous aimerions dire ici, c’est que la qualité se veut sacrément subjective sous bien des aspects. Un peu comme les commentaires que l’on reçoit sur amazon pour ne citer que cet exemple… Que votre travail a autant de valeur que celui d’un auteur à succès s’il est bien entrepris. De toute façon, la niche pour laquelle vous écrivez tous est bien trop directe pour que vous leur envoyer n’importe quoi. S’il y a trop de fautes, des mises en page horribles ou autres défauts, ils vous le feront savoir… Il est certain que porter une attention toute particulière à tous les critères qui rendent la lecture d’un roman agréable sont à respecter pour être respecté à son tour pour un auteur peut-être pas à succès, mais qui marque et séduit au fil de ses romans… L’important est de prendre du plaisir et d’en donner aux lecteurices, ne l’oubliez pas. Être un auteur AE est un moyen de rêver une vie d’écrivain et faire rêver des fans qui vous percevront comme tel et pas autrement. Peu importe qu’ils soient 200 ou 20 000 lecteurices, l’important est de vivre un vrai partage qui fait du bien tant au lecteurices qu’aux auteurices.

Puisque vous êtes ici,laissez-vous séduire par cette histoire qui nous l’espérons, vous donnera envie de la découvrir…

Prologue :
Laurent
J’ai finalement réussi à passer la frontière sans encombre. Je reste anonyme dans ce coin de terre qu’est la Nouvelle Écosse, au Canada. Je suis bien ici. Cette planque m’a donné l’opportunité d’écrire mon parcours, tout ce qui est arrivé depuis ce jour où Loris me donna un tuyau qui changea le monde.
J’arrive au bout de mes notes. Je ne sais pas si je reviendrai de mon rendez-vous de cet après-midi, aussi, je vais boucler le dossier au cas où.
Celui m’ayant sauvé au jardin botanique il y a plus d’une année, semble toujours fort désireux de parler. Il est frustré d’avoir été empêché de le faire. Ce qu’il a à dire doit être de la plus haute importance pour qu’il veuille tant en découdre avec les Stronger. J’ai décidé de lui faire confiance.
Je vais remettre toutes mes notes à Paul, il saura quoi en faire, en espérant qu’il se calme côté mission expéditive car je crains qu’il y ait pris goût, galvanisé par son chéri de Loris et cet allumé d’Irlandais de MacNamarra.
Paul et Loris sont en train de vivre depuis toutes ces années une vie incroyable. Ce sont mes Bonny & Clyde à moi. Les bandits des temps modernes et je l’espère, d’une nouvelle ère… T’as ça dans le sang, mon salaud ! Fais en sorte que tout ce que nous avons entrepris jusqu’ici ne serve pas à rien, Paul…
Tout ce qui m’est arrivé, tout ce que j’ai pu glaner ici et là pour monter mon dossier te sera remis, mec. Et puisque je parle de toi, Paul, je tiens à dire ici combien je t’aime ! T’es un mec extra, reste comme tu es et n’oublies pas de dire chaque matin à Loris combien tu l’aimes.
Pour ce qui est des grands dossiers, les plus explosifs, j’ai fait des copies que j’ai envoyées à tous mes contacts à travers le monde, afin qu’ils les diffusent s’il devait m’arriver quelque chose. J’ai tourné une vidéo où j’explique certaines choses, notre geek en chef saura comment faire pour pirater les grandes chaînes télé et sous-titrer mon discours, afin que tous sachent la vérité.

En attendant ces deux publications…. À découvrir ce roman bouleversant ici clic sur image version e-book ou gratis dans la bibliothèque :






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